Rave parties clandestines : la fête au détriment de la santé ?

Écrit par sur 2020-07-26

Macron l’avait annoncé, ce weekend du 14 juillet n’aura décidément pas ressemblé aux précédents. Le coronavirus a eu raison du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées, une première depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Il a fallu se contenter d’une allocution du président, bien moins réjouissante, annonçant notamment l’obligation du port du masque dans les lieux publics clos à partir du 1er août (date finalement avancée au 20 juillet). Pourtant, dans ce contexte et alors que l’OMS annonce que le retour à la normale n’est pas prévu pour demain au vu de la progression de l’épidémie (+ de 623 000 décès dans le monde à l’heure actuelle), on assiste en parallèle à des scènes assez édifiantes.

2 rave parties non déclarées durant le pont du 14 juillet

On n’y pense pas en fait. On est tellement bien, on a tellement attendu ça que ça nous passe au-dessus de la tête

Une fêtarde, lors de la rave-party organisée dans la Nièvre

Il y a une dizaine de jours, durant la rave party organisée clandestinement dans un pré de Saint-Parize-le-Châtel entre le 11 et le 13 juillet, la peur du Covid-19 ne semblait être qu’un lointain souvenir. Et on ne peut pas dire que les gestes barrières aient fait partie intégrante de la fête : difficile de respecter les distances de sécurité lorsque + de 5000 personnes venues de toute la France se rassemblent pour danser en plein air…

La préfecture de la petite commune rurale de la Nièvre a rapidement été mise au courant, et a immédiatement mis de côté la possibilité de faire évacuer tout ce petit monde pour éviter un mouvement de foule. Des bons pour se faire dépister ont donc été distribués gratuitement aux festivaliers, ayant pour consigne de réaliser le test une semaine après afin de savoir s’il ont été contaminés durant la rave-party. Reste à savoir si tous joueront le jeu… Des masques et gels hydroalcooliques ont également été mis à disposition des fêtards qui ne se sont pas tous précipités :

Je ne porte pas le masque, j’en porte tout le temps au travail. Ça enlèverait le côté festif, je trouve

Une participante de la rave
Saint-Parize-le-Châtel, 12 juillet

La Gironde n’a pas été en reste en ce weekend de fête nationale : environ 2000 personnes se sont rassemblées le temps d’une nuit pour une fête clandestine initiée par deux collectifs de musique électro dans une forêt près d’Arcachon. La police a relevé 70 plaques d’immatriculation afin de procéder à des verbalisations pour stationnement interdit mais aucune mesure barrière n’a pu être mise en place, faute de temps.

Depuis, de nombreuses préfectures ont pris des arrêtés interdisant momentanément des rassemblements type rave, free-party et teknival.


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