Interview au scalpel de Kaltblume,le petit prodige Parisien et sa Techno “hooligan”

Écrit par sur 2021-01-11

Kaltblume c’est une volonté d’exprimer des émotions fortes, des situations ou des passages de sa vie au travers d’une musique brute et prenante. Mais c’est aussi l’envie de déchainer des foules et de faire traverser une certaine frénésie au public. Pendant une interview, l’artiste s’est livré sur son style et ses divers projets. Le Protocole Radio vous en parle.

 

Bonjour Kaltblume, pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas, pourquoi avez vous fait de la musique plus particulièrement de la techno ?

” Bonjour Le Protocole Radio. La musique est pour moi – comme pour tous les créateurs de musique je pense – une chose qui a une place primordiale depuis que je suis très petit. Ma « conscience musicale » est apparue ado quand j’écoutais des groupes classiques de rock mais aussi des artistes orientés électro comme The Prodigy, Gesaffelstein, The Bloody Beetroots, … C’est là que j’ai compris que je voulais éventuellement faire quelque chose avec la musique. La suite : j’ai acheté un contrôleur à 14 ans puis je suis passé à la production, puis j’ai exploré différents styles et univers jusqu’à arriver à la techno, qui s’est avéré être LE style qui exprimait le mieux mon besoin de créer.”

A part Techno qui est un mot assez large, comment caractérisez-vous vos musiques ?

“Je dirais de ma musique qu’elle est ardente, intense (parfois trop lol), et qu’elle explore autant des émotions sombres que des émotions très entrainantes voire positives. Je pioche des inspirations autant dans des styles musicaux différents que dans des lieux, des expériences ou encore des mouvances culturelles comme le Punk, le Gothique ou encore les débuts de l’ère Rave et Jungle en Angleterre. Cela fait bientôt 2 ans que j’ai lancé le projet Kaltblume. C’est la finalité de beaucoup d’années de recherche musicale lors desquelles je suis passé par plusieurs styles (electro house, tech house, minimale, etc…)”

Le 3 novembre dernier vous avez sorti un EP sur youtube « Hardfloor Brutus » pouvez-vous nous en parler ?

“La production de cet EP date d’il y a plusieurs mois maintenant parce que je l’avais déjà signé en mars 2020. Je l’ai commencé fin 2019 je m’étais isolé à la campagne avec pour objectif de finir une dizaine de tracks, c’est là qu’a émergé l’idée de cet EP. J’ai démarré avec la track Hardfloor Brutus, je l’ai fini en un jour j’étais très inspiré ce jour-là. Mais la track la plus marquante pour moi c’est Transhuman Era. La mélodie m’était venue en sortant du taff je l’avais enregistrée à la voix pour pas l’oublier et une fois chez moi j’ai démarré sa production et je l’ai finie sur une semaine à peu près. Quand j’ai travaillé dessus j’ai vraiment eu l’impression d’améliorer nettement mon level et d’atteindre un rendu final que je cherchais à avoir depuis longtemps, à la fois indus et trance. C’était vraiment un bon sentiment et c’est ce qui m’a encouragé à envoyer les 3 tracks à Märked. Je suis très heureux d’avoir pu collaborer avec ce label d’ailleurs qui est bien ancré dans le paysage techno européen qui a toujours sorti des EP qui m’ont inspiré ! J’étais encore plus heureux de tomber d’accord sur les deux remixers Oposition et CYNKT qui sont pour moi des producteurs de talent.”

Justement, pouvez- vous nous parler de la maison de disque Maarked ?

“C’est une maison de disque hollandaise basée à Amsterdam. J’avais déjà un œil sur cette maison de disque depuis pas mal de temps parce que je trouvais leurs sorties très qualitatives et j’appréciais le fait qu’ils soutiennent des artistes montants.”

Pouvez-vous nous parler de votre live Dj Set sur la plateforme Clubbing TV ?

“J’ai obtenu cette opportunité grâce à la copine d’un très bon ami à moi (s/o Chloé) qui bosse en stage chez eux. C’était une expérience super complète et surtout c’était un honneur de faire un live chez un aussi gros média de la scène électronique mondiale. A l’occasion de ce live j’ai aussi eu la chance de faire mon premier interview vidéo qui sortira début 2021. C’était très spécial de parler pour la première fois au micro devant une caméra et c’est une expérience que j’ai hâte de refaire ! Le soir de la sortie du live je l’ai regardé tranquillement chez moi avec mes parents sur la télé (confinement oblige), c’était assez drôle de voir leurs réactions en direct.”

Malgré cette période ou la culture est morte, pouvez-vous nous parler de vos projets futurs ?

“J’ai pas mal de sorties qui vont arriver en début d’années mais pas d’EP à l’horizon pour le moment. Tout ce que je peux dire c’est que vous allez me retrouver sur la première compile du collectif allemand Untreated. De même pour le collectif parisien Razance pour lequel j’ai eu la chance de jouer cet été. Autrement j’ai un remix de l’artiste Maharti qui va arriver bientôt sur KR Records et une track sur un nouveau collectif berlinois LGBT+ qui s’appelle Raverin. J’ai plusieurs collaborations en cours, des projets très excitants dont vous entendrez parler bientôt. J’ai commencé à travailler une esquisse d’album. Je suis de plus en plus intéressé par la production d’autres styles de musiques comme la New Wave, l’Electro/break ou encore l’EBM pure et dure. Je pense que le format album/LP se prête le mieux à ce genre d’explorations, ce sera l’occasion de raconter une histoire de A à Z avec ma musique. Pas encore de label ou de date de sortie en tête mais c’est clairement le plus gros projet que j’ai jamais commencé.”

Pour terminer, cette période est-elle compliquée tant dans la création que dans les projets ?

“Elle est très compliquée. Déjà parce que ma musique à pour vocation de faire danser les gens et qu’en ce moment rien ne tourne à part quelques raves clandestines. On observe aussi un manque de motivation de la part de gros artistes ou de labels à signer/pousser des artistes émergeants pour les mêmes raisons et donc lorsque je suis dans mon processus créatif j’ai parfois du mal à aller au bout de certains projets car certaines questions me tracassent (est ce que ça va marcher ? Qui pourrait être intéressé ? Quand est ce que je pourrais les jouer ?) Concernant les projets, il est impossible d’avoir des dates en ce moment mais j’essaie quand même de faire avancer mon projet le plus possible en créant de nouveaux contacts et en enregistrant des podcasts ou lives.”

 


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