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Cultures

Darius et Duñe, retour intimiste sur leur passage aux Heures Heureuses

today2022-07-21 1

Arrière-plan
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Il y a un peu moins d’un mois nous revenait Darius accompagné de son binôme Duñe chez nos confrères de Darwin. Pour cette occasion, les artistes ont bien voulu nous accorder un entretien chacun. Le Protocole n’a pas voulu rater cette opportunité pour vous. Chronique et interview d’un passage qui fût tonitruant dans la ville du Port de la Lune.

Un retour et un passage remarqué

A l’occasion de la sortie de son dernier EP, Oasis, l’artiste à entamé une tournée avec son binôme auteur des vocaux sur leur dernier petit bijou « Feels Right », et il est vrai que qu’on se sent vraiment bien à l’écoute mais également au visionnage du clip. Pour preuve ci-dessous.

Voila tout de suite un avant-goût de « l’écurie » Roche Musique. En effet les deux artistes sont signés chez eux. A travers cela , on comprend le succès solaire de « Oasis ».

Aussi bien musicalement  que visuellement, le succès est au rendez-vous. Le track en feat avec Duñe en est l’incarnation, un album solaire comme son artwork magnifique (on pense tout de suite aux liens qui lie l’artiste au graphisme et à la photographie) et totalement feel good avec des productions léchées, groovy et douces. Après un passage remarqué à Darwin, les artistes ont consenti à nous accorder un entretien que pouvons vous restituer pour vous chers lecteurs, auditeurs, mélomanes.

 

 

Afin de mieux cerner, comprendre, apprécier leur démarche, le Protocole vous propose l’interview parallèle: le concept est simple nous avons posé les mêmes questions mais bien sûr les réponses diffèreront. Attention c’est maintenant!

L’interview parallèle Darius/Duñe

« Tu fais ton grand retour à Bordeaux, comment te sens-tu?

En pleine forme. C’est génial d’être de retour à Bordeaux. J’ai tellement de souvenirs de cette ville que c’est très symbolique pour moi de revenir jouer dans ces conditions. A l’époque, je sortais beaucoup à l’Iboat et au Darwin quand il y avait des concerts. Je vois que ça a beaucoup changé, l’endroit est encore plus grand et plus beau qu’avant. J’ai vraiment hâte de jouer et de retrouver l’énergie du public bordelais.

Comment se passe le Darius Oasis Tour?

Honnêtement super bien. Je suis même surpris de voir à quel point chaque soir est magique depuis que j’ai commencé la tournée au Mexique. Chaque spectacle est unique et j’ai beaucoup de chance que le public m’envoie autant d’amour. Je suis tellement reconnaissant pour chacune des soirées.
J’imagine que c’est différent du travail en studio, mais qu’est ce que cela fait d’aller à
la rencontre du public? de son propre public?

C’est la concrétisation de tout le travail effectué. Pour moi, quand je suis en studio, ce sont de longues périodes de temps que je passe seul pour produire ma musique. C’est un processus qui prend du temps et qui me construit chaque jour car en réalité je fais de la musique pour moi au départ. Avant de partager ma musique, je dois me satisfaire à 200%. Ce chemin personnel peut devenir assez long et on peut avoir l’impression de se perdre en cours de route. Même au moment de la sortie de l’album tout reste finalement assez abstrait car le retour des gens ne se fait que par les commentaires via les réseaux sociaux. Bien sûr, ces premiers retours font vraiment chaud au cœur et tous les messages que je reçois chaque jour me touchent profondément. Mais je dis tout cela car je réalise que j’ai eu 2 ans sans concert où j’ai tout vécu à distance et sur internet. Aujourd’hui je peux enfin avoir le vrai retour des gens et c’est quelque chose d’indescriptible, de magique. Tout à coup, tout a un sens et cela me rappelle pourquoi j’ai travaillé si dur, si longtemps. Voir les gens vivre leurs propres expériences à travers ma musique, voir comment ils la digèrent et l’incarnent dans leur esprit. Il n’y a rien de plus beau pour moi que de le partager ensemble en concert.
Cela fait un certain temps que tu es chez Roche Musique, comment ça se passe
avec les autres artistes ? Avez-vous le temps de vous croiser ? de partager du son ?
Parler de vos Influences?

Oui globalement nous gardons tous contact et restons bienveillant les des autres. Même si nous vivons dans des villes différentes aujourd’hui contrairement à nos nos débuts, nous restons tous aussi complice et nous gardons à l’esprit que cette union est quelque chose de précieux.
Tu as signé un feat avec un artiste qui a beaucoup de talent, c’est Duñe, peux tu
nous en dire plus sur cette collab?

Duñe c’est un frère aujourd’hui. Nous nous connaissons depuis quelques années et nous avons toujours eu un respect mutuel pour notre musique. Cela faisait un moment qu’on partageait cette envie de faire de la musique ensemble, et un jour j’avais cet instrumental / démo que je lui ai envoyé par mail. Deux heures plus tard, il m’a renvoyé une première topline et ce fut le coup de foudre. Par la suite on a pu construire la chanson petit à petit, à distance en s’envoyant de nouveaux éléments, lui sur la voix et moi sur l’instrumental. Et a tout terminé en studio. C’est vraiment le titre de l’album où j’ai le plus apprécié de travailler.

Également signé chez Roche Musique, on a vraiment l’impression que vos
influences se croisent et que vous étiez fait pour travailler ensemble ? Avez-vous
trouvé une sorte d’alchimie?

Oui je pense. Nous avons presque toutes les mêmes références musicales, et avec toutes ces années d’amitié, parfois notre musique finit par se ressembler.

C’est difficile de mettre un style sur des artistes, mais comment vous définiriez-vous
en termes de style musical? ( je pensais à de la disco house teintée de RNB et de
nu-néo- soul)

Honnêtement je ne sais pas et je ne cherche pas non plus appartenir à un style. Ce qui compte pour moi c’est comment les gens ressentent la musique. Peut importe le genre musical. Car de toute façon il y a trop de sons variés qui m’inspirent pour mes créations, et ça continuer d’évoluer chaque jour. Je veux rester libre et laisser les gens interpreter ma musique comme ils le sentent.

Ce qui nous frappe c’est ta discrétion et ton humilité, quel est ton moteur
actuellement ? qu’est ce qui te pousse toujours à produire et tourner?

Bien sûr. Je réalise à travers les messages que mes sons peuvent faire du bien, et donne de la force à certains. Et en tant que musicien si j’existe aujourd’hui c’est grâce à ces personnes qui m’écoutent, à ce genre de retour qui me donne de la force et m’encourage à continuer à faire ce que je fais. C’est un échange. Naturellement quand je suis conscient de cela je ne veux pas les décevoir et je veux continuer à aller toujours plus loin et faire rêver les gens.

L’EP Oasis est sorti en 2021, et l’Oasis Tour traverse la planète, ce qui t’amène à
énormément voyager, comment gères tu cela?

La tournée en Amérique a été le point de départ, et ce fut un mois et demi intense. En fin de compte, c’était le meilleur tour de ma carrière, car j’avais très envie de ce voyage après toutes les périodes de pause avec le covid. En plus Cezaire m’a accompagné tout au long du séjour pour faire la première partie de chacun de mes spectacles. Cela a donné une toute nouvelle dimension à cette tournée. En fait nous avons transformé un voyage intense / fatiguant en vacances. Ce n’était que du plaisir. Nous avons aussi la même philosophie et le même mode de vie, en faisant du sport et en faisant attention à notre alimentation. Cela nous a beaucoup aidés et motivés.

Par rapport à tes proches?

Ce n’est pas toujours évident mais aujourd’hui je préfère définir de grandes périodes de tournées pour avoir le temps de me préparer mentalement et de tout vivre en même temps, et faire une vraie pause une fois que c’est terminé et mieux gérer mon temps libre.
L’impact environnemental des voyages est-il devenu une vraie réflexion?

Oui c’est terrible parce que paradoxalement je dépend aussi de ces voyages, de tous ces longs trajets. Sans cela je ne pourrai pas me produire sur scène donc c’est à la fois une réflexion et beaucoup d’impuissance…

En tous cas pour aller à la rencontre de son public et délivrer autant de moments de
joie à travers sa musique cela mérite bien cela, en tous cas nous à Bordeaux et
Darwin on a été super heureux de pouvoir y assister.Une dernière question, on adore le visuel de l’EP, est il prévu de le voir en vrai dans
ta performance live, genre en gros derrière toi?

Nous voulions le faire mais pour des raisons techniques c’était impossible au Darwin. Par contre sur certaines dates de ma tournée américaine et surtout mon dernier concert à la Gaité Lyrique à Paris, j’avais un soleil de 3m de diamètre derrière moi et des écrans géants tout autour de la salle en 360° avec des projections de mapping vidéo, y compris mon visuel de l’EP / Album. J’ai fais un report de la soirée sur un post instagram si jamais tu es curieux de voir. C’était incroyable, le public a adoré et cela m’a encouragé à continuer à proposer des expériences immersives de ce genre… Nous voulions le faire mais pour des raisons techniques c’était impossible au Darwin. Par contre sur certaines dates de ma tournée américaine et surtout mon dernier concert à la Gaité Lyrique à Paris, j’avais un soleil de 3m de diamètre derrière moi et des écrans géants tout autour de la salle en 360° avec des projections de mapping vidéo, y compris mon visuel de l’EP / Album. J’ai fais un report de la soirée sur un post instagram si jamais tu es curieux de voir. C’était incroyable, le public a adoré et cela m’a encouragé à continuer à proposer des expériences immersives de ce genre…Merci à toi, merci beaucoup pour tes questions et l’intérêt que tu portes au projet. C’était très bien !« 

Duñe

« J’imagine que c’est différent du travail en studio, mais qu’est ce que cela fait d’aller à
la rencontre du public? de son propre public?

C’est toujours un moment magique, beaucoup d’appréhension, on a envie de donner le meilleur ! Des fois il y a des surprises comme à Bordeaux ce soir. Il y avait une énergie incroyable, quel plaisir, un pur shot d’adrénaline !

2. Cela faisait un certain temps que tu étais chez Roche Musique, comment ça se
passait avec les autres artistes ? Avez-vous eu le temps de vous croiser ? de
partager du son ? Parler de vos Influences?

Je suis arrivé chez Roche en 2015, j’étais le plus jeune à l’époque, et ils m’ont tout de suite intégré. C’est  un véritable esprit de famille dans ce label, c’est vraiment une force. Même si on a tous notre manière de travailler, tous une vision différente de la musique, on adore toujours se retrouver, et partager des moments de fou en studio. J’ai tellement de souvenir de jam session jusqu’au lever du soleil avec tous les artistes. Je pense qu’avec les années chacun a trouvé sa sonorité, tu arrives à une certaine maturité, tu sais ce que tu veux. Et naturellement, certaines connexions se font. C’est pour ça que le feat avec Darius arrive en 2021 et pas avant. Pourtant on avait déjà essayé de travailler ensemble en 2016 mais ce n’était pas encore le moment. Je pense qu’on avait tous besoin d’expérimenter davantage, et les confinements nous ont donné ce temps.

3. Quelles sont les raisons de ton départ du label ? Quels sont tes futurs projets à
l’avenir ? Créer une nouvelle structure, peut-être ?

Je quitte Roche pour poursuivre mon aventure et me donner de nouveaux défis. Mais tout s’est fait en très bon terme, ils nous poussent à nous surpasser et à tenter des choses. Ça reste des amis, et on se respecte tous énormément. On continuera à se voir, à partager des moments ensemble, c’est loin d’être un adieu !!

4. Tu as signé un feat avec Darius, peux tu nous en dire plus sur cette collab?

Je quitte Roche pour poursuivre mon aventure et me donner de nouveaux défis. Mais tout s’est fait en très bon terme, ils nous poussent à nous surpasser et à tenter des choses. Ça reste des amis, et on se respecte tous énormément. On continuera à se voir, à partager des moments ensemble, c’est loin d’être un adieu !!

5. Également signé chez Roche Musique, on a vraiment l’impression que vos
influences se croisent et que vous étiez fait pour travailler ensemble ? Avez-vous
trouvé une sorte d’alchimie?

Je pense qu’on peut remercier Jean (Cezaire) pour ça. Il a toujours suivi son instinct et il a su rassembler les gens, les artistes. Et aujourd’hui, tourner dans le monde entier grâce à cette image, cette identité forte. En plus ça a toujours tiré tout le monde vers le haut. Après la majorité du temps, les artistes travaillent toujours dans leur coin. Mais on peut toujours demander à un copain d’écouter nos morceaux et donner un avis. 
6. C’est difficile de mettre un style sur des artistes, mais comment vous définiriez-vous
en termes de style musical?

Moi je dirais Californien, même si ça veux tout et rien dire. Mais de manière générale, les inspirations que j’ai sont très californiennes! C’est un mélange de soul, de hip-hop, de rock ou encore de pop.

7. Ce qui nous frappe c’est ta discrétion et ton humilité, quel est ton moteur
actuellement ? qu’est ce qui te pousse toujours à produire et tourner?

Je me sens très libre musicalement, je pense que le fait de chanter m’offre cette possibilité de pouvoir expérimenter. Dans des morceaux comme Feels Right, très dansant, ou encore sur l’album avec Crayon dans des choses plus mélancoliques. J’ai conservé cet esprit dans les nouveaux morceaux. Le but c’est de s’amuser, tant que c’est du plaisir, j’aurai toujours l’envie de continuer. Pour les tournées c’est toujours très excitant, et avoir eu 2 ans de pause c’était terriblement frustrant. Je revenais d’une grosse tournée Asie, j’avais terminé par quelques dates en Europe, et j’apprends le confinement depuis Londres. Quand j’ai réalisé que ça allait durer, je me suis remis à fond dans la composition, et finalement, on en tire toujours du positif !

8. On est de plus en plus curieux du coup on aurait bien aimé savoir ce qu’il y avait
dans ta playlist actuelle pour les auditeurs? Je vais vous donner mes 6 titres du moment 

Joji – Glimpse Of Us 

Roy Blair – Fantazia

Vory – Lesson Learned

Verzache – Caffein

Dijon – Talk Down 

Drake – A Keeper 

9. Tu as aussi chanté pour la première fois en français, sur “dis-moi” ft Vendredi Sur
Mer, peux-tu nous en dire plus sur cette collab ? il y en aura-t-il d’autres ?

Charline (VSM) est une personne incroyable. Ça a été hyper facile, simple, on a beaucoup rigolé en studio ! C’est grâce à Sam Tiba, on travaille pas mal ensemble depuis le premier confinement, il m’a d’ailleurs aidé sur mes prochains titres. C’est un crack, Il a réalisé l’album de Vendredi Sur Mer et il m’a demandé tout d’abord des idées de mélodie de voix à distance sur ses compositions. Finalement, ils m’ont invité en studio pour qu’on puisse tous se rencontrer. Au fur et à mesure, il y avait un morceau où ils voulaient garder ma voix et à a donne Dis-Moi. Depuis c’est vraiment une amie, on continue à travailler ensemble! Chanter en français c’est vraiment particulier, j’ai l’impression de vraiment être à poil. Je pense que l’écriture est primordiale, sans ça on peut vite être ridicule, on peut pas se cacher derrière des phrases bateaux qui sonnent comme en anglais. Donc j’aimerai beaucoup réitérer l’expérience, avec des gens qui ont l’habitude d’écrire en français.
10. L’impact environnemental des voyages est-il devenu une vraie réflexion?
En tous cas pour aller à la rencontre de son public et délivrer autant de moments de
joie à travers sa musique cela mérite bien cela, en tous cas nous à Bordeaux et
Darwin on est super heureux de pouvoir y assister.

Oui clairement, il faut vraiment agir et vite. On est tous responsable, à tous les niveaux. Dans mon cas, on essaie de privilégier les itinéraires les plus optimisés, de prendre le moins possible l’avion. J’adorerai pouvoir tout faire en train, mais beaucoup de mes fans sont à l’étranger, en Asie, Amérique, etc. Mais vu l’énergie du public français, notamment ce soir. On est bien à la maison 🤍

Merci beaucoup de nous avoir lu et répondu à nos questions pour les lecteurs, auditeurs et aficionados de musique électronique, nous essayons de sortir un peu des sentiers battus afin que les artistes puissent se sentir plus à l’aise avec les interviews. »

 

 

Écrit par: Boris Gouhier

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