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Cultures

Exposition à Düsseldorf : De Kraftwerk à la Techno

today2022-02-06

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Après une installation à Paris et à Londres, l’exposition sur les musiques électroniques « De Kraftwerk à la Techno » pose ses valises à Düsseldorf en Allemagne. Une approche esthétique des cultures électroniques dont la découverte est possible jusque fin février.

Édition allemande

Le choix de la ville de Düsseldorf pour ce nouveau volet de l’exposition « De Kraftwerk à la Techno » n’est pas un hasard. L’exposition conçue par Alain Bieber, directeur artistique du NRW-Forum et Jean-Yves Leloup pour le Musée de la Musique et le Philharmonie de Paris s’expatrie dans la ville native de Kraftwerk.

Toujours en activité, le groupe natif de Düsseldorf est considéré comme l’un des pionniers du style électronique en Allemagne et dans le monde. Leurs productions expérimentales mêlent hiphop, house ou encore techno des années 90. Le quatuor a en effet eu une forte influence sur la culture newwave des années 80. Kraftwerk constitue encore aujourd’hui l’un des groupes les plus influents sur la scène synthpop.

Kraftwerk

L’exposition construite par le musée parisien a été adaptée à sa saison allemande. Tout d’abord avec un changement de nom comme lors de sa précédente édition. Intitulée « De Kraftwerk à Daft Punk » à Paris puis « De Kraftwerk à The Chemical Brothers » lors de son édition Londonienne. Le titre ainsi que le contenu de l’exposition évolue, laissant ici une place plus importante aux dynamiques techno.

Fruit d’une étroite collaboration entre le Philharmonie de Paris et Rälf Hutter (fondateur du projet Kraftwerk avec Florian Scheinder à Düsseldorf en 1970), l’exposition met un point d’honneur à la mise en avant de ce projet. Covers d’albums, photographies, sculptures ou encore œuvres d’art illustrent le projet du quatuor.

©Katja Illner

L’exposition de Düsseldorf correspond à l’une des premières expositions en Allemagne honorant l’ensemble de l’histoire musicale électronique. Celle-ci met en lumière les pionniers du style mais aussi les compositeurs d’aujourd’hui à travers l’exposition de machines, de studios mais aussi d’étonnantes et grandioses photographies. Une composition mêlant également audio clips et design graphique pour une approche à 360 degrés.

Approche esthétique des cultures électroniques

©Katja Illner

Au programme, une exposition différente de celles souvent réalisées sur les musiques électroniques. Pas de cheminement historique. Mais plutôt un ensemble esthétique et curieux, afin d’approcher les musiques électroniques sous leur meilleur angle visuel et sonore. Le constat montre qu’un nombre important d’aficionados de la musique n’aiment toutefois pas les expositions sur la musique. Le commissaire de l’exposition, Jean-Yves Leloup s’est alors lancé comme défi de mettre de côté l’approche pédagogique classique. Misant ainsi sur le ressenti du spectateur à travers les sensations et émotions liées à ces musiques. Lui même curateur, il se positionne sur une véritable approche esthétique du son et de son univers. 

L’exposition intègre des musiciens et designers d’horizons élargis tels que 1024 Architecture, Daft Punk, Agnes Dahan, Laurent Garnier, Andreas Gursky, Haqq, Jean-Michel Jarre, Jacob Khrist, Kraftwerk, Christian Marclay, Mouse on Mars, Tina Paul, Bruno Peinado, Marie Staggat-Bazille, Karlheinz Stockhausen, Gisèle Vienne ou encore Sasha Waltz.

Studio Imaginaire, Jean Michel Jarre ©Gil Lefauconnier

Immersif, pédagogique, ludique

L’immersion dans le son, la fête et la danse est complète grâce à la scénographie imaginée par le duo 1024 Architecture (également à l’origine du Cube d’Étienne de Crécy). Un cheminement entre plusieurs salles est proposé à la lueur de 11 mixes …conçus par le très grand Laurent Garnier. Le producteur remonte dans les origines de chaque style électronique des années 70 aux sonorités actuelles.

L’exposition offre l’opportunité de découvrir ou de redécouvrir un panel large des musiques électroniques. En passant de la techno de Détroit, à la House de Chicago ou encore explorant les influences hiphop, elle saura ravir toutes les oreilles. La réalisation participe à la mise en avant de la Rave Culture et la déconstruction du cliché du « bruit » ou du « boom boom dans les oreilles » pesant sur le milieu. Elle séduira les néophytes comme les simples curieux. 

Cette proposition utopique de la musique électronique « De Kraftwerk à la Techno » est visible du 9 décembre 2021 au 15 février 2022 au Kunst Palace à Düsseldorf en Allemagne.

Écrit par: Mana Circal

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