The Blaze, étoiles montantes de la scène électronique

Written by on 2020-05-08


Fondé en 2016, le groupe The Blaze s’est très vite imposé dans le monde électro. Sous ce nom, il y deux hommes, Guillaume et Jonathan Alric, des cousins.

Jonathan est né en Côte d’Ivoire, a vécu au Pérou (sa mère en est originaire), en Normandie, en Belgique et à Dijon, où vivait Guillaume. Vous connaissiez peut-être Guillaume sous le pseudo de Mayd Hubb, un style orienté dub et inspiré par sa passion pour le reggae, aux côtés de Panda Dub. Jonathan a suivi des études de cinéma à Bruxelles. Le duo naît du talent de Guillaume en musique et celui de Jonathan en réalisation cinématographique : deux parcours complémentaires, qui ont formé The Blaze.

Grâce à ces deux talents, The Blaze a peu à peu acquis une renommée internationale. Aujourd’hui ils ont à leur actif un EP : Territory ; trois singles : VirileHeaven, et Somewhere (feat. Octavian) ; et un album : Dancehall.

Guillaume (à gauche) et Jonathan (à droite)

L’histoire de ce duo commence avec Virile. Un titre au clip atypique : deux garçons se défoulent dans un appartement sur une house à base de piano et d’une voix grave passée à l’auto-tune. Ils fument et dansent sur un beat envoutant. Le clip reflète une tendresse troublante entre deux hommes, deux amis. Il ne s’agit pas seulement de musique, leur talent cinématographique fait état d’une réflexion sur la masculinité. Le duo parisien The Blaze ne fait pas comme tout le monde. Contrairement à beaucoup, Guillaume et Jonathan endossent plusieurs casquettes : musiciens et réalisateurs. Ce sont de véritables créateurs au service de leur art. Leur musique et les clips sont liés, avec des courts-métrages impressionnants et très réussis et une musique électro revisitée et innovante.

Leur troisième clip, Heaven, sorti en 2018, se déroule dans un environnement différent, plus calme. C’est presque un rêve, un pique-nique en famille dans la nature. Vient ensuite Queens, construit autour du deuil et des souvenirs dans la culture gitane, témoin d’une véritable amitié et du manque que crée la perte d’un être cher.

Leur talent ne laisse clairement pas indifférent. Barry Jenkins, réalisateur de Moonlight décrit le clip de Territory comme étant : “La meilleure œuvre d’art que j’ai vue en 2017.” 

Leur première collaboration avec un autre artiste, qui a donné cette année le single Somewhere, featuring Octavian, laisse penser que ce duo nous réserve encore bien des surprises !

Si vous connaissez déjà leur musique, alors vous savez quelles sont les valeurs du duo : fraternité, famille, envie de liberté, vitalité et jeunesse. Et vous l’aurez compris, le soin apporté aux vidéos est tout aussi important que celui accordé aux sons. Si vous n’aviez jamais entendu parler de ce duo incroyable, dépêchez-vous de remédier à cela !

Mes 2 coups de cœur :


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