Rone : le DJ des possibles

Written by on 2020-05-01


Aujourd’hui, le Protocole Radio vous propose de dresser le portrait d’une figure de pointe de la scène électro française cette semaine : l’incontournable Rone. Foulant les claviers des plus grandes scènes et ambiançant les plus grands clubs d’Europe, Rone, alias Erwan Castex, est un véritable touche-à-tout qu’on vous laisse découvrir avec enthousiasme !

4 albums vers la 4ème dimension

Après ses études de cinéma en 2007, Rone s’intéresse de près au sound design et finit par s’immerger totalement dans l’univers électro, univers qu’il ne quittera plus pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Ses compositions invitent au voyage grâce à l’aspect futuriste des sonorités utilisées tout en révélant un travail fin et précis dans la superposition des séquences. Son premier album, Spanish Breakfast, est publié en 2009 par Infiné et fait de lui « l’un des producteurs electronica les plus talentueux que la France nous ait donné » selon Télérama. L’album est également salué au-delà des frontières et fait partie des 25 meilleurs albums de l’année selon le média anglophone Electronic Beats. S’en suivront Tohu Bohu en 2012, Creatures en 2015 et Mirapolis en 2017.

Découvrez le premier album de Rone sorti en 2007 : « Spanish Breakfast ».

Son objectif : suivre l’énergie où qu’elle soit

Rone fait de la musique un tremplin afin de pouvoir contribuer à l’élaboration de projets artistiques en tous genres. Il aime à mélanger les styles musicaux en collaborant avec des artistes tels qu’Etienne Daho, le violoncelliste Gaspar Claus, le trompétiste japonais Toshinori Kondo ou encore le multi-instrumentaliste libanais Bachar Mar-Khalife. Mais Rone ne s’en tient pas qu’aux mélanges musicaux, il prête aussi ses talents au monde du cinéma en composant la bande son des films de Vladimir Mavounia Kouka et au monde de la photographie en réalisant la bande son de Séoul, une vidéo réalisée par Stéphane Couturier en 2011. Pour Rone, l’important est d’élargir le champ des possibles pour explorer des terrains nouveaux et suivre l’énergie qui se dégage d’autres horizons.

Reconnaissance internationale par ses pairs

Rone, dont le pseudonyme provient d’une simple faute de frappe (R.One est devenu Rone sur l’affiche de son premier concert), a réussi à se faire une véritable place sur le podium des artistes électro européens aux côtés de Massive Attack, Sasha ou Lee Burridge en l’espace de 10 ans de carrière seulement. Véritable passionné, il réalise des collaborations de haute volée avec notamment Tyler Pop (bassiste de LCD Soundsystem) sur le maxi La Dame Blanche en 2009 et il est invité par le grand Jean-Michel Jarre en 2016 pour participer à son album Electronica 2 : The Heart of Noise. L’année suivante, il réalise un concert d’anthologie au Philarmonie de Paris en invitant divers artistes tels que John Stanier, batteur du groupe américain Battles, l’écrivain de science-fiction Alain Damasio ou encore le tromboniste Joachim Latarjet, jouant ainsi avec les genres artistiques pour un électro plus riche et plus novateur. En mars dernier, à la veille de l’ère du confinement, le théâtre du Châtelet l’invite à composer pour accompagner la troupe La Horde où il joue en avant-première son dernier album à la tonalité agréablement dramatique : A Room With A View. Pas d’inquiétude, il est désormais disponible depuis ce 24 avril 2020 !

Ecoutez le dernier album de Rone sorti depuis quelques jours à peine directement depuis cette playlist Youtube !

C’est donc sous les traits d’un artiste à la fois complet et passionné que nous apparaît Rone, un compositeur avant-gardiste et autodidacte cher à la scène électronique française actuelle.


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